
Vus
de l’extérieur, les jeux vidéos font rêver. Qui n’aurait pas envie
de travailler dans un secteur où l’on joue toute la journée, l’on
invente des histoires et où l’on peut gagner beaucoup d’argent ?
Pourtant, derrière les paillettes et les éblouissements multicolores des
écrans, il y a d’obscurs sans-grade qui oeuvrent jour et nuit dans l’anonymat
pour le plaisir ludique de millions de leurs compatriotes.
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En
quelques années, cet univers a changé d’ampleur.
Les géniaux bidouilleurs de
jadis existent
encore, mais ils s’appuient désormais sur la puissance
financière d’entreprises comme Sony, Microsoft, Nintendo, Electronic
Arts, Vivendi, Infogrames ou encore Ubi-Soft. La sortie d’un nouveau jeu
ou d’une nouvelle console donne lieu à des enjeux commerciaux et
boursiers sans commune mesure. Bref, si elle est toujours encouragée, la
créativité subit sans détour la loi du marketing.
Faire
parti du cercle des jeux vidéo n’est guère facile. L’élaboration d’un
jeu mobilise des talents variés durant de longs mois. Travailler dans les
jeux vidéo est une véritable vocation. On y arrive parfois par hasard
mais ceux qui y demeurent possèdent, à l’évidence, le “feu sacré”
et une véritable passion pour le jeu. Les conditions de travail sont
éprouvantes et les efforts sont souvent mal récompensés. Mais les
métiers du jeu vidéo ne se limitent pas seulement à sa conception mais
aussi à tous ceux qui gravitent autour comme notamment la presse
spécialisée.